Osez !

Osez choisir la France

Six parcours pour comprendre les choix
qui détermineront notre avenir.

Reprendre la main

L'appel

Pourquoi le pays est-il dans le mur ?

Le gouvernement cherche aujourd’hui plusieurs milliards d’euros. Les chiffres changent selon les jours, les hypothèses aussi. On parle de retraites, d’assurance maladie, de collectivités, de niches fiscales, d’assurance chômage, de dépenses de l’État. Chaque nouvelle déclaration ouvre une piste, puis une autre. Le débat finit par donner l’impression d’un immense tiroir-caisse dans lequel on cherche encore quelques billets.

Mais une question demeure presque toujours hors champ : pourquoi faut-il trouver cet argent ?

Pas pourquoi il existe un déficit. Nous le savons depuis longtemps. Pas pourquoi la dette est élevée. Elle l’est depuis des années. La vraie question est plus embarrassante : comment la France a-t-elle pu perdre à ce point ses marges de manœuvre qu’un gouvernement en soit réduit à chercher quelques milliards ici ou là sans présenter clairement le tableau d’ensemble ?

Car le pays ne manque pas seulement d’argent. Il manque désormais de liberté d’action.

Reprendre la main

L'actualité décryptée

Notre grille de lecture
Un événement est souvent le symptôme d’une décision prise bien avant qu’il ne devienne visible. Comprendre l’actualité, c’est remonter jusqu’à cet arbitrage.

Les Canadairs ne sont pas le problème

Les incendies de cet été provoquent la même indignation que les années précédentes. On s’interroge sur le nombre de Canadairs disponibles, sur les moyens des pompiers, sur les renforts venus de l’étranger. Puis, lorsque les flammes s’éteignent, le débat disparaît… jusqu’à l’été suivant.

Pourtant, les incendies ne sont pas le véritable sujet.

Le vrai sujet est celui des décisions prises bien avant que les premiers départs de feu n’apparaissent.

Les sécheresses sont connues. Les risques sont identifiés. Les besoins en matériel, en entretien des flottes, en débroussaillement ou en prévention ne sont pas une surprise. Lorsqu’un pays découvre, au cœur de la crise, qu’il lui manque des avions ou que plusieurs appareils sont immobilisés, ce n’est pas une fatalité : c’est le résultat d’arbitrages anciens.

L’actualité révèle alors quelque chose de plus profond.

Nous gouvernons trop souvent dans l’urgence. Nous préférons réparer plutôt qu’anticiper. Les dépenses que l’on croyait éviter reviennent finalement plus lourdes, auxquelles s’ajoutent les destructions, les indemnisations et les coûts humains.

Les Canadairs ne sont donc pas seulement une question de sécurité civile.

Ils sont le symptôme d’une manière de gouverner où l’on reporte les décisions jusqu’au moment où elles deviennent beaucoup plus coûteuses.

Comprendre un événement, ce n’est pas seulement regarder ce qui brûle aujourd’hui.

C’est chercher pourquoi nous n’étions pas prêts hier.

Partager

QUELLE FRANCE VOULEZ-VOUS ?

Vous avez vu les problèmes.
À vous de dire ce que vous voulez préserver, changer et reconstruire.

À lire aussi

Sortir du piège

La bascule fiscale

La bascule fiscale s’est faite en silence, par glissements successifs, par ajouts techniques, par petites lignes discrètes sur le bulletin de paie.

Lire la suite »